Pascaline Mitaranga éprouve le besoin de peindre en plein air pour recharger tous ses sens, de s’extraire du monde pour se réancrer.
Elle raconte ce paysage que l’on croit reconnaître. Elle cherche à donner cette impression qu’un lieu réunit plusieurs lieux en composant sur la toile ses points de vue et ses lignes de force. A partir d’un simple paysage, elle apporte une vision élogieuse. Recréer du merveilleux, prendre soin de ce qui existe et qui est en train de disparaître, témoigner de l’instant présent.
Elle travaille la peinture en épaisseur, par strates, comme si le regard devait traverser la matière. Peindre l’en-dessous.
C’est une question d’incarnation, une façon d’éprouver physiquement le monde.
Peindre cette nature qui nous entoure, vit à nos côtés et nous préexiste.